Les outils financiers numériques sont utilisés au quotidien et soutiennent des millions de personnes qui n’avaient pas accès aux services traditionnels.
Le Groupement interbancaire monétique de l’Afrique centrale (GIMAC) et Visa, leader mondial des paiements numériques, ont officialisé la signature d’un protocole d’accord (MoU).
L’annonce a été faite jeudi 2 avril. L’accord vise à moderniser et renforcer l’écosystème des paiements numériques dans l’ensemble de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC), avec pour objectif d’élargir l’accès aux services financiers numériques.
Le partenariat prévoit de déployer des solutions sécurisées et interopérables, avec un accent particulier sur la digitalisation des paiements gouvernementaux, l’e-commerce et les flux financiers de nouvelle génération. Par ailleurs, en intégrant les capacités technologiques de Visa à la plateforme GIMACPAY, ce partenariat entend offrir des passerelles internationales aux services financiers locaux, incluant les banques, les institutions de microfinance et les fintechs.
« La signature de ce protocole d’accord vise principalement à densifier l’offre de services de cartes en offrant des passerelles à l’international, sans oublier le volet digital particulièrement au cœur de cette stratégie incluant l’ensemble de nos partenaires (trésors publics, banques, administrations postales, établissements de paiement, établissements de microfinance, fintechs) », a déclaré Valentin Mbozo’o (photo, à droite), directeur général du GIMAC. Au-delà de l’aspect technologique, cette alliance ambitionne de réduire l’usage du cash et de promouvoir l’inclusion financière dans la CEMAC.
Avec ce nouveau partenariat, Visa renforce sa présence en Afrique centrale, où il a signé ces derniers mois plusieurs accords visant à élargir l’écosystème des paiements numériques, notamment dans un contexte où ce type de service connaît une croissance soutenue dans la sous-région.
Dans la zone CEMAC, cette dynamique se traduit par une progression notable des transactions électroniques. En 2023, elles ont atteint 3,7 milliards d’opérations pour une valeur de 171 943 milliards FCFA (302,6 milliards $), soit une hausse de 45,99 %, selon le rapport sur les services de paiement de la BEAC actualisé en octobre 2025.
Cette croissance est largement portée par le mobile money, qui représente 94,8 % des échanges et favorise l’inclusion financière, avec plus de 40 millions de comptes. À l’horizon 2029, la région vise un taux d’inclusion de 60 %, appuyé par la digitalisation et des partenariats stratégiques comme celui entre le GIMAC et Visa.
SG